Historique d'Auterive


 

Foires, marchés et abattoir

 

Géographiquement bien située pour accueillir les marchés et foires, la ville d'Auterive a toujours fait figure de leader pour ces grands marchés publics qui au fil des temps ont fait sa renommée.

Déjà, au Moyen Âge, les foires étaient des manifestations d'échanges qui provoquaient de grands rassemblements de gens venus non seulement pour traiter des affaires, mais pour faire bonne chère et se distraire. Il se faisait malgré tout beaucoup d'affaires de diverses natures surtout autour des foires à bestiaux (bovins, chevaux, moutons, chèvres). On y rencontrait habituellement certains artisans dont on ne pouvait se passer aux XVIIIe et XIXe siècles, tels les chaudronniers par exemple.

Dès les années 1800, époque où les routes praticables étaient pourtant encore rares, ces rassemblements attiraient à Auterive de nombreux forains et chalands.

De nos jours, les foires ont perdu progressivement de leur intérêt en raison des nouvelles conditions économiques et de la proximité des grandes surfaces qui ont fait disparaitre de multiples commerces traditionnels (quincaillers, épiciers, cordonniers...).

Il reste toutefois l'important marché hebdomadaire du vendredi matin et quelques manifestations qui permettent de maintenir du tonus à la vie commerciale locale, et sans oublier l'ambiance d'un marché qui est unique et ne se retrouve nulle part ailleurs, ce qui est de nature à le préserver.

 

Rue de la Promenade à Auterive
Coll. F Dédominici (Carte ayant circulé en 1913)

Papoter, converser, parler de choses et d'autres, faire un brin de causette, tailler une bavette...
voilà qui permettait de connaître les dernières nouvelles...
sans oublier le plaisir d'y rencontrer les amis et connaissances.

 

Marché à la volaille à st-Paul à Auterive
Coll. H Bardies (Carte ayant circulé en 1916)

Le marché à la volaille de Saint-Paul se tenait à l'emplacement actuel de la Halle, et en 1952, il se déroulait le 1er et 4e vendredi de chaque mois.

En 1911, on parlait parfois du "foirail aux moutons" pour désigner cet endroit.

Il y avait du monde, et surtout des femmes qui portaient la plupart un fichu sur la tête, qui venait principalement chercher une volaille pour améliorer le menu.

Quant aux fermières venues de leurs métairies, elles transportaient dans des paniers à claire-voie quelques paires de volailles, lapins, pintades et autres animaux de basse-cour sans oublier des oeufs.

En 1961, la nouvelle halle fut désignée officiellement sous le nom de "Halle à la volaille", avec priorité des emplacements accordée aux marchands et aux forains d'Auterive.

 

Jour de foire à Auterive
Coll. F Dédominici (Carte ayant circulé en 1915)

 

Le FOIRAIL est le champ de foire c'est-à-dire le grand marché public où sont vendues différentes sortes de biens et de services, se tenant à des dates et à un lieu fixes, généralement à la campagne.

On peut constater qu'à la Madeleine l'apport des bestiaux était très important et les vendeurs comme les acheteurs venaient de tout le canton rechercher les animaux qui étaient exposés et alignés.

En bordure de la promenade s'installaient des forains, et au premier plan on reconnait un marchand de jougs, de sabots en bois et de divers ustensiles indispensables pour le harnachement des bestiaux. Le tout acheminé à bord de charettes hippomobiles garées à proximité.

Cette promenade de la Madeleine (aujourd'hui Esplanade de la Madeleine), qui était en terre battue, fut par la suite goudronnée et un escalier ouvert à partir de la route. En 1970, cet escalier fut aménagé avec 2 pelouses sur ses abords.

Sur certains marchés aux porcs, et pendant des siècles on rencontrait directement sur le lieu de vente devant paysans et bourgeois rassemblés, un personnage appelé "Le langueyer" dont l'art consistait à s'assurer que l'animal destiné à la vente n'était pas ladre et éventuellement déjouer les malices de certains paysans habiles à masquer l’affection dont l’animal était atteint. La visite était alors, suivant les usages locaux, payée par le vendeur ou l'acheteur.

 

Halle aux marchands à Auterive vers 1910
Coll. F Dédominici (Carte ayant circulé en 1913)

Les forains qui étaient nombreux s'installaient le long de l'Esplanade, mais aussi autour de la Halle aux Marchands (aujourd'hui L'Oustal) tandis que d'autres s'alignaient le long de la Grand'Rue (aujourd'hui rue Jean Jaurès). Ces commerçants ambulants fournissaient à la population des marchandises de consommation courante.

 

Le pont d'Auterive un jour de foire à Auterive vers  1913
Coll. F Dédominici (Carte ayant circulé en 1913)

Ce nouveau pont construit au XIXe siècle favorisa les échanges entre les deux quartiers de la Ville,
Saint-Paul et la Madeleine, et les piétons pouvaient y croiser des charrettes.

 

C'est la guerre...
Coll. F Dédominici (Carte ayant circulé en 1917)

On remarque de suite qu'en 1917, pendant la Grande Guerre,
les apports d'animaux étaient restreints :
les épouses ne peuvent pas toujours assumer l'ensemble des travaux des champs que les hommes,
qui sont au front, menaient à bien et de ce fait les animaux étaient moins nombreux.

 

 

De nos jours, le marché se tient principalement à l'Esplanade de la Madeleine tous les vendredis matin. Lors de manifestations exceptionnelles, il se déplace à Saint-Paul autour de la Place et de la Halle. Cette dernière qui pendant de longues années abritait les forains a perdu son affectation première et le marché ne se tient plus alternativement à St-Paul et à la Madeleine comme dans le temps !

Hier, les dates des jours de foire étaient établies bien à l'avance, réparties sur l'année et étaient soumises au Sous-Préfet de Muret qui les planifiait pour éviter toute concurrence nuisible entre les communes de son arrondissement. Ceci permettait à chaque village de profiter non seulement de la venue des habitants propres à la Ville, mais aussi des villes avoisinantes.

En 1832, le Conseil (municipal) demande d'autorisation pour ouvrir de nouveaux jours de foire :
- Le premier lundi de St-Pierre et St-Paul.
- Le lundi de la première semaine de mars.
- Le 27 du mois de septembre.
- Le 15 du mois de décembre.

En 1837, il demande l'ouverture de 4 nouvelles journées de foire.

En 1916, le 1er et 3e vendredi de chaque mois sont réservés comme jours de foire et refoire.

En 1920, création d'une 2e foire de chevaux à l'époque de l'ouverture des grands travaux aux champs, c.-à-d. au 3e vendredi du mois de mars.

En 1964, 1er Concours agricole le 12 et 13 septembre et prochain Concours agricole, courant septembre 1968.

Le 1er vendredi de septembre se tenait la foire aux ânes.

 

 

Cette page traitant des "Foires et marchés" appelle naturellement
à visiter les lieux qui portent le nom d' ABATTOIR

 

   

Album9 - Foires et marchés.