Arc de Triomphe, place de l'Étoile à Paris*

Haut lieu des grandes manifestations nationales, commandé par Napoléon Ier dès 1806, lArc de Triomphe est inauguré en 1836 par le roi des Français, Louis-Philippe, qui le dédie aux armées de la Révolution et de l'Empire. Le Soldat inconnu est inhumé sur le terre-plein en 1921. La flamme du souvenir est ravivée tous les jours à 18 h 30.
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Un monument aux morts est un ouvrage, statue ou autre édifice, érigé pour commémorer et honorer les soldats tués ou disparus par faits de guerre.
Dans les Temps modernes, la principale intention des monuments commémoratifs de guerre n'est pas de glorifier la guerre, mais d'honorer ceux qui sont morts.
Ces monuments n'existaient quasiment pas avant le XXe siècle et les premiers qui furent élevés à la mémoire des combattants apparaissent en France après la guerre franco-allemande de 1870.
Dans chaque ville et commune de notre pays, on peut découvrir un ou plusieurs monuments aux morts, silhouettes familières qui se dressent silencieusement pour y entretenir le souvenir. Lieux de regrets, de deuils, de ferveurs religieuses et (ou) patriotiques ils sont là près de la mairie, de l'école ou près de l'église, dans le cimetière, sur une place publique ou sur une place spéciale et parfois dans les églises.
De nombreux monuments de guerre, en particulier ceux de la guerre 14/18 portent des inscriptions gravées indiquant les noms de ceux qui sont morts au combat.
Depuis, les années 20, d'autres listes de noms ont été gravées, d'autres plaques ont été fixées en hommage aux combattants qui ont péri lors de la guerre de 39-45, de la guerre d'Indochine et de la guerre d'Algérie.
Faut-il aussi souligner que si l'essentiel était de glorifier les morts tombés pour la Patrie, force est de constater que la plupart des hommes étaient enterrés dans des cimetières militaires ou dans l'anonymat d'un ossuaire national.
Ils sont les témoins de l'Histoire
Dans tout le pays, ces monuments sont financés par les associations d'anciens combattants et les communes, mais souvent une souscription publique représente une partie importante de la somme nécessaire à l'élévation du monument. Ces monuments sont aussi subventionnés par l'État (art. 81 de la loi du 31 juillet 1920).
On retrouve deux types principaux de monuments aux morts :
- les cénotaphes (monuments mortuaires n'abritant aucun corps), généralement dans le centre d'une ville ou d'un village.
- les monuments élevés sur le champ de bataille, et qui eux abritent les tombes de milliers de soldats, dont une forte proportion de soldats inconnus (par exemple, à Douaimont).En France, l'une des formes privilégiées pour ces monuments est l'obélisque :
C'est un monument monolithe* élevé, utilisé notamment dans l'architecture sacrée de l'Égypte antique.
Il se compose de trois parties : un piédestal, qui assure l'équilibre de l'ensemble, un fût quadrangulaire s'amincissant vers le sommet, une cassure de la pente au sommet pour obtenir la forme d'une pyramide, c'est le pyramidion.
On notera que l'orientation géographique des monuments aux morts n'est pas due au hasard, mais qu'ils sont souvent orientés Est, Nord-Est. Consciemment, on a voulu conférer aux monuments une vocation de surveillance, de vigie. Ils ont pour mission de surveiller les plaines de l'Est par lesquelles l'ennemi de la France s'est alors engouffré. De plus, sa stature lui confère une position dominante qui augmente cette impression qu'il joue le rôle de protecteur du village et de ses habitants.
* Ouvrage formé dun seul et très gros bloc de pierre.
Monument taillé dans la roche.
** Le cénotaphe est un mémorial qui honore la mémoire
ou le lieu de décès d'une personne sans en être la sépulture.
Soissons - Monument aux morts de 1870
Coll. H Bardies (Carte ayant circulé en 1907)
Les monuments aux morts, on vient de le voir, n'existaient quasiment pas avant le XXe siècle, et ils ont fait leurs premières apparitions pour commémorer alors les événements militaires tel celui de l'après-guerre franco-prussienne de 1870.
Suite à cette guerre de 1870-71, qui opposa la France et la Prusse, les nombreux morts sur les champs de bataille furent honorés assez rapidement après l'arrêt des hostilités par des tombes et des monuments commémoratifs, sur les lieux mêmes des combats et dans des cimetières proches.
Cette guerre coûta à la France 139 000 morts (au combat ou de maladie), 143 000 blessés et 320 000 malades. Ces chiffres comprennent aussi les civils touchés par les bombardements, la famine et les tragédies telle celle du camp de Conlie.*
Conformément à l'article 16 du traité de Francfort qui a mis fin à la guerre de 1870-1871, le gouvernement français et le gouvernement allemand se sont engagés à entretenir les tombes des militaires ensevelis sur leurs territoires respectifs. Étant donné qu'à cette époque, les soldats français ne portaient pas encore de plaque d'identité individuelle, la majorité des soldats qui ont été relevés sur les champs de bataille étaient inconnus.
Ensuite après l'adoption de la loi française du 4 avril 1873, relative à la conservation des tombes des soldats morts pendant la guerre de 1870-1871, l'État a acheté les parcelles des cimetières communaux ou a exproprié les terrains non clos où se trouvaient des tombes de soldats. Ces tombes ont été aménagées, garnies d'un entourage en fonte correspondant à un modèle réglementé avec une plaque portant la mention " Tombes militaires - Loi du 4 avril 1873 ".
* http://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_Conlie

