Rue Charles de Gaulle

La Rue Charles de Gaulle est située au quartier Saint-Paul d'Auterive, entre la Rue Anatole France (anciennement Rue du Mercadal) et la Place du 11 Novembre (où se trouve la Mairie qui à l'origine s'appelait Place Saint-Michel, ensuite Place de la Mairie, puis en 1914 devint Place de la République et enfin en 1968 Place du 11 Novembre 1918).
À l'origine, disons du temps où la Commune était encore cernée de remparts, cette voie en terre portait le nom de Rue Mage.
Par la suite elle s'appela :
- Rue de la République. Suite à la proclamation de la République le 4 septembre 1870.
- La Grand'Rue. *** Elle porte ce nom jusqu'en mai 1914 où elle est devient Grande Rue de la République.
- Rue de l'Hôtel de Ville. On lui donne tout naturellement ce nom après la construction de la nouvelle Mairie en 1885.
- C'est en janvier 1971 qu'elle est baptisée Rue Charles de Gaulle.
*** Ne pas confondre avec la Grand'Rue du quartier de la Madeleine (aujourd'hui Rue Jean Jaurès) qui portait déjà ce nom en 1864.

Coll. H Bardies (Vers 1910)
La rue n'est pas encore pavée, les trottoirs sont étroits à l'image de la voie,
pas d'automobile, mais des animaux. L'éclairage de rue n'est pas encore arrivé jusque-là.
Le crottin se ramassait encore à la pelle !
A - Au fond à gauche on aperçoit le donjon de la Mairie construite en 1885.
B - L'Épargne qui plus tard deviendra l'alimentation "Casino".

Coll. F Dédominici (Carte ayant circulé en 1911)
On pouvait alors s'installer au milieu de la rue sans risquer d'être accidenté par les voitures.
On pouvait y lire tranquillement son journal.A - Aujourd'hui la boulangerie de la famille Usaï qui a succédé en 1966 à la famille Razat.
B - Le Bazar Parisien, qui abrita la Bibliothèque pour Tous et qui aujourd'hui est devenu la Boutique Baila.

Coll. F Dédominici
La rue a été pavée, et les promeneurs nombreux.
A - La Pharmacie Séguy, avec Mme Séguy en blouse blanche. Ce bâtiment
est aujourd'hui occupé par le Laboratoire d'analyses Dinnat-Courtiols.
B - En suivant, magasin L'Épargne.

Coll. F Dédominici (Carte ayant circulé en 1915)
A - À droite "L'Épargne" tenue alors par Madame Eyde, son magasin étant devenu
par la suite "Le Casino" et de nos jours la librairie "Litote".
B - En suivant se trouvait le magasin ??? aujourd'hui restauration exotique "Les Délices de Pékin".
C - À gauche la boucherie Tapie, aujourd'hui fermée.

Coll. F Dédominici (Vers 1920)
Au 78 de la Grand-Rue à l'Épargne de Mme Eyde on trouvait aussi bien des spécialités de café, de vins fins que de l'épicerie traditionnelle, ou encore des articles de mercerie, de bonneterie ou même des chaussures. Sans oublier de la charcuterie... bref de tout et de qualité.
Ensuite un magasin Casino lui a succédé, mais qui a fermé en 2009. De nos jours occupé par la librairie Litote depuis mai 2010.

Coll. H Bardies
L'éclairage de rue est arrivé au quartier,
les abonnés au téléphone sont plus nombreux
comme en témoignent les potences scellées dans les murs.

Coll. H Bardies (Carte ayant circulé en 1985)
Nous voici aux "temps modernes" avec une rue goudronnée, voiture, mobylette,
potences de fils téléphoniques.
A - Magasin de fruits et légumes tenu par MM Pradel, Madame au magasin
et Monsieur qui faisait la tournée des petites communes environnantes.
B - Ensuite, on trouvait la boucherie Tapie.

Coll. H Bardies (2010)
À mi-rue, face à la Place qui sert de stationnement pour les voitures, se trouve ce petit immeuble étroit coincé entre l'Impasse Joffre à gauche (A) et l'Impasse Galliéni à droite (B).
Après la guerre 39/45 Mr xxx y avait ouvert un commerce de cycles. Ensuite Mr yyy le remplaça pour y installer une Poissonnerie.
La couleur bleue de la peinture en reste le témoin.
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| D'après le cadastre de 1546, cette rue comptait
deux boutiques à pastel, plante dont la culture s'étendait
dans la Région et à Auterive il existait de nombreux moulins
pastelliers, deux à l'intérieur et d'autres hors les murs.
Les feuilles de pastel, une fois lavées pour enlever la terre et séchées, étaient transportées au moulin. Le moulin devait tourner en fonction de la maturité des feuilles ce qui excluait les moulins à vent ou à eau tributaires des éléments naturels. Cest pour cette raison que les moulins pastelliers étaient mus par des animaux. À la sortie du moulin, la bouillie obtenue était entreposée pour l'égoutter puis la fermentation et diverses manipulations s'ensuivaient jusqu'à l'obtention du produit commercialisable. |
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